Les Aventures du Chasseur de Temps

Où l’on voit notre héros se frotter au Roc d’azur, puis se lâcher au semi marathon de Blagnac, tout en enchaînant sur le Marathon d’Albi.  Le Clapahut et le ROC de Castanet sont aussi au programme. Comme cela ne suffit pas, la Trisportive est aussi dans la liste, puis le challenge de la Paix et du Souvenir. Mais sa soif de chasse n’est pas éteinte et il continu sur la Corrida AGF et Un VTT pour Deux, battant son propre record au semi-marathon de Cluny.

1. Roc d’Azur (18ème du nom).

Les chiffres :

·                      Au départ 7 vagues de 500 coureurs. Je suis dans la sixième. Il y a 3485 coureurs au départ.

·                      Distance : 55 Km

·                      Le gagnant en 2h06

·                      Le dernier (2160ème) en 7h et des poussières ....

·                      Moi en 4h54'22''.

·                      Mon classement : 1810ème sur 2160 arrivées au général, 710ème sur 869 en catégorie Master 1.

·                      Mon compteur indique :

§         Distance 52,1 km

§         temps de roulage 4h14'

§         Moyenne 12,2 km/h

Le vélo :

·                A la pesée (Chez Cannondale) : 12,6 Kg.

·                Les pneus sont des Hutchinson  Mosquito Air-light 1.85 gonflés à 4Kg (j'aime bien quand c'est dur). Légèreté,  accroche, rendement, ils ont tout pour eux.

 

Malgré les pluies de la veille, le terrain est resté très sec. Quelques flaques de boue de ci de là, juste histoire de faire un petit dérapage pour le fun. Par rapport à l'an dernier, rien à voir. Les rivières dans lesquelles on a roulé sont sèches.  Il fait chaud et beau.

Jusqu'au premier ravitaillement, tous le monde va vite. Quelques bouchons dans les passages difficiles. On a tous la pêche. Les poireaux comme moi se chauffent, les "presque-pro" partent à fond. Premier ravitaillement, tout le monde s'arrête sauf ceux qui sont là  pour la gagne. L'ambiance est à la joie. Deuxième ravitaillement 13 km après. La fatigue arrive, mais c'est toujours la fête. Je me sens bien et accélère. Tous les 50 mètres des gars sont arrêtés et réparent. Moultes chaînes et crevaisons. Je suis bien chaud et par moment je double comme un fou. C'est bien roulant, je m'éclate. Dans une descente je me fait doubler par un jeune fou en "24 bicycle" il me double en sautant dans tous les sens. Chaque cailloux est un appui. Je profite du spectacle. Bravo ! je le doublerai dans une côte ou il pousse sa machine à l'agonie. Ben oui ça monte aussi le Roc. Je ne le reverrai plus. Troisième ravitaillement après une côte monstrueuse. Les traits sont tirés, les abandons de plus en plus nombreux. J'en vois qui rigole plus du tout. Il fait toujours très chaud. Penser à bien s'hydrater. Je m'étire et me ravitaille. Je marche un maximum dans les côtes (comme tout le monde) pour m'économiser. Ca sert à rien de tirer sur du 1X1 à 6 km/h en se flinguant les mollets alors qu'en marchant vite j'atteint le 5 km/h en côte. Donc minimum 1X3 sinon je pousse. Tant pis pour la gagne. Après tout je suis pas là pour çà. Je tiens à finir et en état. Quatrième ravitaillement, on a l'impression que c'est la retraite de Russie. On est VRAIMENT fatigué. L'arrêt est plus long. D'autant plus que je sais qu'une très grosse côte nous attend avec de grosses descentes techniques. Avec la fatigue elles deviennent dangereuses et les chutes sont nombreuses. J'en évite une d'ailleurs en préférant sortir de la piste sur un beau bosquet bien amortissant sous les yeux d'un pompier qui me crie "C'est pas par là !". C'est préférable aux rochers qui m'attendaient... Cinquième ravitaillement. Personne ne s'arrête. Moi si. Pour la fin je me sens pas trop mal. Il reste 5 km de plat parfait. Je repars à fond cette fois ci et double tout le monde sur 4 km !! jusqu'au moment où ... la crampe !! devant des secouristes qui me feront un massage rapide du mollet. Les rascals que j'ai doublés me repassent ... après 5 mn, je repars à fond. La dernière ligne droite à fond de 3X8 dans un sprint à m'arracher les cuisses !! A l'arrivée j'en pleure de fatigue..

Aucune casse matérielle, pas de crevaison, le physique a tenu. Pas d'abandon, pas dernier, objectif réussit !

à la prochaine ....

2. Le Clapahut Armissan (3ème du nom).

 

Les chiffres :

L'originalité de cette course est quelle se déroule de nuit. Départ à 22h30. On va monter 3 fois dans la "Clape". Les connaisseurs apprécieront. Température au départ 27° !! Il faudra gérer, 3 côtes monstrueuses, la chaleur, la nuit dans les pistes car il n'y a pas de bitume. On est un peu aidé par la lune puisqu'elle est pleine cette nuit là. L'ambiance est magique. Il faut se concentrer sur les quelques mètres devant soit où l'on va poser les pieds. Pas question d'admirer le paysage .... 3 ravitaillements qui sont nécessaires vu la chaleur.

 

 3. Le 10ème ROC Castanéen

 

Les Chiffres :

 

4. La Trisportive d’Aventure Handicap

Les Chiffres :

Il est beau mais pas chaud. Vite les bonnets.6° au départ ça vous calme ... La première partie est couru en dilletante en discutant avec les copains. On trotine. 35' pour 6Km. Après le ravito ou on s'arrête pas sinon on gèle sur place, je pensais accélérer au retour. C'était sans compter avec le vent de face glacial. On rentre les mains dans le blouson, on rentre la tête dans le col, on rabaisse la casquette sur la tête et on court dans le froid. C'est pas aujourd'hui que je ferais la performance du millénaire ...

A noter que cette édition devait avoir lieu en septembre, le lendemain de l'explosion d'AZF ... On comprend le pourquoi du report.

 

 5. Semi Marathon de Blagnac

 

 Les Chiffres :

Enorme pression pour moi. En effet, première participation d’un Kickbike à une grande course en France. J’ai tout à prouver. Interviews au départ, puis filmé par deux chaînes de télés pendant tout la course. Imaginez un peu que je craque. Inconcevable.

Je pars en tête avec les deux handicapés. Un des deux est un médaillé Olympique. La vitesse à laquelle il va rouler me le confirme. Top c’est parti. On lache les fauves. Comme d’habotude je m’interdis de partir trop vite, mais j’ai peur de me faire rattraper par les premiers internationaux qui sont venus pour gagner. Je reste donc à 22/23 km. Il ne me rattraperons pas. Ma stratégie : Première boucle pour repérer le parcours, voir où je peux attaquer, ou je peux récupérer et visualiser les virages. Le départ se passe donc bien. Tout plat. Ensuite vient la longue descente (pas très pentue) vers la Mairie. Je me cale bien derrière mon guidon de triathlète et j’atteind les 35 km/h. Après une paire de virages serrés surgit une courte descente très rapide avec un virage en angle droit à gauche. Puis une longue ligne droite fort agréable. Je pousse à 21/22 km/h tranquillement parce que la côte va arriver, et les côtes en Kickbike, c’est l’enfer. En effet, contrairement à la course à pied où on peut ralentir et gérer une côte en endurance, là il faut accélérer et sprinter sinon …. Je recule !! Bref la côte arrive et je me lance dans le sprint de 300 mètres à 13 km/h. Arrivé en haut, j’ai le cœur à 300 tours minutes, envie de vomir et plus de souffle. Je relance doucement le temps de retrouver ma respiration. Calme, calme. Les premiers courreurs arrivent. Ils ne sont plus qu’à une centaine de mètres de moi. Je reprend mon rythme de 20/21 km/h, la forme reviens. Je boucle le 10 km en tête et j’attaque le deuxième tour. Je maintiend l’allure.

 

6. Marathon d’Albi

 

 Les Chiffres :

Ca y est. Mon premier marathon et en plus le premier en Kickbike. Que des premières aujourd’hui. D’après mes calculs, je devrais le faire autour des 2h15 ou 2h30 au vue des résultats du dernier semi. Reste toujours l’inconnu de la forme. J’ai toujours l’angoisse de l’hypo. Mais ce matin je me sens en forme. Comme d’habitude, les gens me regardent avec étonnement. Et il y a foule. 1700 coureurs, ça draine du monde ! L’organisation a l’air bien foutue. Je partirai avec un handicapé 5 minutes avant le départ des coureurs à pied. Avec mon camarade à roulette, on papote sur la ligne départ sous l’œil de la foule. Les coureurs sont dernières nous. Masse compacte prête à bondir. Coup de sifflet, on part tous les deux. Je prend de suite la tête de la course. Je la garderai jusqu’au bout. Je part assez fort. Les boulevards sont dégagés et je trouve assez étrange de pouvoir « Kicker » comme ça au milieu de la route. Je continue à bien avancer jusqu’au kilomètre 5. Mon temps est de 14’. Rapide . Peut-être trop pour un marathon ? Je continue au même rythme, je me sens bien. Kilomètre 10 : 30’. Je m’arrête pour faire le plein de ma gourde d’eau. Je n’aurai pas dû partir en tee-shirt. Il fais très frais. J’aurais d’ailleurs presque froids jusqu’à mi-course. A partir de maintenant, la route monte légèrement. Je tiens le 20 maxi à chaque poussée. De plus le vent se lève …. Et de face !! Le passage des tunnels est magique. J’ai « ma » moto qui m’éclaire la route et j’avance dans le noir. A la sortie, je regarde le compteur : 14 km/h !! Je l’ai bien senti, il montait !! j’accélère pour reprendre le rythme. Le passage du semi se fait en 1h06’. J’en reviens pas j’ai quasi le même rythme qu’au semi de Blagnac et toujours aucun signe de fatigue. Le retour seras plus rapide puisque légèrement descendant. J’atteinds les 25 KM/H sur certaines poussées. La sortie du tunnel se fait même à 28. Kilomètre 25, je suis à 1h17’, kilomètre 30 à 1h32’. La fatigue commence à ce faire sentir. Depuis le demi- tour, je ne cesse de croiser la meute des 1700 coureurs. Tous me font signe. J’approche d’Albi. Les avenues s’ouvrent devant moi. Au 38ème killomètre, c’est le mur. Une côte qui est bien sympathique au départ mais là …  J’ai commencé depuis un moment à doubler les derniers du semi-marathon. Ce mur … je le monte à 14 Km/h. Je commence à avoir des sensations musculaires bizarres. Les crampes sont proches.  Plus que 10’ à tenir, je vais pas lacher là quand même. Je ne vois pas le handicapé en handbike derrière moi. J’ai surement trop d’avance. J’y suis presque, je vois l’arrivée et je me lance dans un sprint de fous ! je passe la ligne à plus de 30 Km/h en 2h07’. J’en peut plus j’ai les larmes aux yeux de fatigue. J’ai fais le premier marathon en France en Kickbike…..

 

7.Challenge de la Paix et du Souvenir Pompertuzat.

 

 Les Chiffres :

Je connais le parcours, c’est mon terrain d’entrainement en course à pied. Je l’ai déjà fais une fois en Kickbike en 29’ et en me reposant. Ca ne va pas être facile, les montées sont très très raide. Le profil est comme suit : Descente raide. Montée longue, descente raide. Montée raide. Descente longue. Montée longue. Arrivée. Je pars avec les coureurs. Petite bousculade mais je peux me permettre de sprinter car on attaque par une descente. 50 Km/h !! Viens ensuite la longue montée. Entre 13 et 15 Km/h. A froid, c’est pas évident. Le premier coureur arrive derrière moi. Il me passe en haut de la côte. C’est un extra-terrestre ce mec ?! Les autres sont vraiment très loin derrière. Je le repasse dans la descente raide et me lance dans un côte raide, mais alors raide … tiens la preuve, je peux plus pousser. En sprint à 7 Km/h, autant courir à coté du KB. C’est ce que je fais. Après 3 ou 400 mètres de course à pied, je peux remonter sur le KB à 10/12 Km/h. L’extra-terrestre me repasse. Il disparaît lentement. Quelqu’un me diras plus tard que c’est un trialthèle du plus haut niveau. Je comprend mieux. C’est quand même très impressionant. La dernière descente pointe son nez. Je passe E.T et me cale bien en avant sur le guidon et cherche une position aérodynamique. 40 – 45 - … 50 … 54 km/h !! Virage en épingle. Je me relève freine fort et vire séré pour attaquer la dernière montée. C’est la fin, j’arrache tout dans la montée. 12Km/h. Je garde un bon rythme. Je suis dans un bon temps. J’arrive : 26’. Très content. L’an prochain je ferais peut-être mieux ?

 

8. La Corrida AGF Toulouse.

 

 Les Chiffres :

Mon premier 10 Km officiel en Kickbike. Encore une première. Bon maintenant je commence à savoir gérer un peu le stress. Je connais la machine, je connais un peu le parcours. Je sais ce que va donner un 10 Km, c’est à dire dans les 30 minutes à peu près. Je peut me permettre de partir fort.

Ben, je croyais pas si bien dire …Ici pas de départ séparer ou 100 mètres avant, je pars en première ligne (quand même …) mais avec une meute de 2000 guerriers derrières moi et autant de tueurs à coté de moi. Les 10 dernières secondes sont terribles ! Tout le monde a la main sur la montre pour déclencher le chrono en avancent lentement et se poussant. Je suis au milieu et ne peut pas trop bouger. Les deux mains sur le guidon, à coté du KB, je me sent pousser par derrière, par coté, c’est stressant !

POUET !! C’est parti. Tout le monde part en sprint à « l’arrache ». Je cours comme un fou et me jette sur la machine. Je suis déjà à 25 Km/h. Je sens les premiers qui sont toujours autour de moi mais je reste quand même sur la première ligne. Maintenant il me faut pousser très fort pour me dégager .Pousser, pousser !! Au bout de 200 mètres, je me retourne, c’est bon, j’ai creusé l’écart. Il n’y a que le handisport qui me talonne. Lui aussi a du avoir du mal à s’arracher du groupe. Je prend un bon rhythme que je vais tenter de garder. La course est très sympa. Dans les vieilles rues de Toulouse, sur les quais au bord de la Garonne, puis on passe sur deux ponts. Fort agréable. On peut voir aussi tout le temps la longue file des 2000 coureurs derrière soit. Magique !!

Coté performance, c’est pas ici que je battrai un record. Sur le Cours-Dillon, On effectue 3 longueurs avec virages en épingle à cheveux à chaque bout. Dans la terre et le gravier … ça glisse. Donc dououououououcement sinon gamelle pour moi. En plus il faut relancer à chaque sortie de virage. Pour finir, je rattrape à la fin de la course, les coureurs qui terminent leur premier 5 Km. Pendant le dernier Km, le serai au milieu des coureurs à crier « Attention, je passe à gauche », « Je passe à droite », « Merci !! », etc … bref on perd du temps. Je finirai en 30’ en plein sprint à m’arracher les semelles à quasi 30 Km/h alors que mon passage des 5 km était de 14 ‘. Mais l’ambiance et la course sont magnifiques. A faire ! 

Anecdote : La ligne d’arrivée était sur un tapis. Ce dernier servant à prendre le temps via les puces électroniques que nous portions. Or le « mou » du tapis n’est pas compatible avec une roue comme celle du KickBike. Résultat, au moment du passage de la ligne d’arrivée, la roue tape dans le tapis, la fourche tourne d’un coup, se bloque en travers et je plonge par dessus le KB, passant la ligne à l’horizontale à un mètre d’altitude …. Arrivée fracassante donc !!

 9. Un VTT pour Deux (9ème et 10ème du genre).

 

 Les Chiffres :

Nombre de participants (à pieds) : 96 équipes.

Course originale s’il en est. La principe est le suivant. Deux coureurs se partage un vélo et se le passe à loisir. Il doivent franchir la ligne d’arrivée ensemble. La technique utilisée par les «champions » est le passage de relais toutes les 3 minutes. Cela permet au coureur de faire des sprints de 3 Mn puis repos sur le vélo 3 mn etc … Au bout du compte, ils sont toujours à fond effectuant un semi marathon en 1h07’ alors qu’il y a beaucoup de côtes très raides. Voilà pour la course. Moi je m’y pointe avec le KickBike pour faire les 28 Km en solo avec mon ami Christophe, Kickbiker lui aussi. C’est sa première course en KB, mais cycliste/fondeur/coureur accomplit, il a d’excellentes bases. La parcours est le suivant. Une boucle de 7 Km à parcourir 4 fois pour les 28 Km ou 2 fois pour les 14 Km. Chaque boucle est composée d’un aller ultra valonné avec une longue côte, 3 côtes courtes mais tellement raide que nous mettrons pieds à terre et courrons à coté des KB, et d’un retour sur la route goudronné assez rapide.

Voilà pour le décor.

Nous partons une cinquante de mètre avant la meute qui s’élance comme d’habitude à fond. Et c’est rien de la dire, pour pouvoir rester devant on va être obligé de s’arracher les mollets d’entrée. On boucle le premier tour en 21’. On en revient pas. Ils sont fous !! Si on continu comme çà, on tiendra pas le rythme. On doit se calmer et gérer l’effort. Dès le début du deuxième tour, la première côte nous calme. Les coureurs nous repassent. On les auras à chaque fois au retour où on arrive a prendre un 40 Km/h, mais à l’aller avec toutes les petites côtes qui sont des murs, pour nous c’est très très dur. Rajoutons le vent qui commence à se lever de face à l’aller, et la pluie au dernier tour, le tableau est complet. On passe le deuxième tour en 44’. La fatigue arrive. Avec Christophe, on est toujours ensemble. Mais au 17ème kilomètre, ma cuisse gauche donne des signes de crampes. Chaque poussée grossit le nœud. Zut ! Je m’arrête devant les secours et leur demande si ils ont quelque chose contre une crampe qui arrive. Regard interloqué. C’est la question ou le KB qui les laissent sans voix ? Tant pis, je repars sur le goudron.  J’ai perdu deux minutes que je ne rattraperai pas. Il va falloir gérer ce muscle. Pendant le retour, j’en profite pour m’étirer tout en roulant. C’est un avantage du KB sur le vélo ou la course à pied. On peut s’étirer en prenant du repos dès que ça descend. Tant pis pour la vitesse, je joue le finish. Je passe le semi-marathon en 1h07’. Du coup, ça va mieux dès les dernières côtes. A chaque poussée, j’ai l’impression que ma cuisse double de volume. J’ai peur de la crampe. Alors mollo. Je ne courrai pas dans les côtes. Tant pis, je marche. Economie, économie. Finalement,  la cuisse restera limite mais ne craquera pas. Je finis 3ème en 1h32’. Devant moi le premier coureur. Christophe finis premier en 1h30’. Il a conservé les fameuses 2 minutes. Superbe épreuve qui restera difficile pour les KB (on est bien supérieur sur le plat), mais finalement on doit être un peu maso non ?

A la prochaine ….

Il pleut depuis 2 jours sans discontinuer. Mais l’organisation est efficace et la pluie s’arrêtera 1h avant le départ. Reste qu’il fait presque froid et que le vent est de la partie. Donc, tenue de rigueur.

Aujourd’hui, je ne serais pas seul. Comme l’an dernier, il y a une « guest star ». C’est Michel Gagnard. Christophe Salinas qui avait gagné l’an dernier (1h28’) s’étant flingué un genoux, il est là pour les photos et nous encourager. Comme j’ai moi même des soucis musculaires, je ne vais pas trop forcer.

Le parcours est toujours le même. Toujours aussi sélectif et difficile. Le vent de face à l’aller avec 3 petites côtes qui sont de pires en pires à chaque passage ……

Boum, c’est parti !! On est en tête avec les vélos. Michel se détache lentement de moi et dès la fin du premier tour, il a quasi 1km d’avance sur moi. Sauf soucis particulier, il a course gagné. Pour ma part, je suis partis trop vite. Premier tour en 21’, deuxième tour, je suis dans les choux. Complètement crevé !! J’avance plus. Le vent de face est très difficile à gérer avec la fatigue. Deuxième tour à 43’. Pendant le troisième tour, la forme se maintient. Ca va mieux. Par contre, les côtes, je n’insiste pas à pousser. Tans pis je marche. L’an dernier j’avais fais pareil. Autant s’économiser vu mon état. Je boucle ce tour à 1h06’. La forme reviens sur le quatrième et dernier tour. Je me surprend même à accélérer un peu. Je finis mieux que l’an passé puisque je gagne 2’ sur mon chrono. Avec une bonne préparation et sans vent, je pourrai faire encore mieux.

Michel lui, boucle la course en 1h19’. Impressionnant !!

 

 

 10. Semi-Marathon de Cluny.

 

 Les Chiffres :

J’ai un record à battre. 1h04’ sur le semi-marathon. L’objectif de la journée donc tout trouvé. Ce Semi a été couru (à pied) en 1h07’, il doit donc être rapide.

Pour l’occasion, je ne serai pas seul. Mon ami Peter viens spécialement de Suisse avec son KickBike Jaune flambant neuf. Nous partirons avec un handisport une cinquantaine de mètre devant la meute. Il fait beau, presque chaud, mais il y a du vent. Aïe, aïe, aïe. Le vent est l ‘ennemi du KickBike, comme les côtes. A vélo on change de braquet, à pied on ralenti, en KB on en bave ….

Bref, nous nous plaçons sur la ligne de départ. On démarre sur du plat avec le vent dans le dos. Pas d’angoisse pour nous. On pourra démarrer tranquille sans se cramer. PAF !! le coup de feu donne le départ et on s’élance. Nous distançons l’handisport de suite. Au bout de 100 mètres on regarde dèrrière nous, ils sont loin. On part alors Peter et moi en solo sur de l’asphalte neuf, route plate et grand vent de dos. On est sur la voie verte. On pousse tout doux à 25 Km/h !! Super on peut donc s’échauffer. Parce au retour on l’aura en face. Profitons en. Le bonheur va durer 6 Km. On papote, on dit bonjour au gens, on se ballade. On fait quelques pointes à 28 Km/h, c’est le paradis…

Kilomètres 6, on sort du bitume parfait, on se réveille face à une côte … On se retrouve à pousser à 11 ou 12 Km/h. Quelques descentes douces pour se reposer mais avec le vent de face. Il faut aussi pousser en descente !! Le manège va durer plus de 4 Km. On ne vois plus la fin de cette montée infernale. Le paysage est magnifique. Au loin on voit les clochers de Cluny, c’est très beau. Heureusement qu’on a pu se chauffer. Peter commence lentement à prendre de l’avance sur moi. Je passe quelques mètres derrière lui les 10 Km en 29’55’’. On continu à monter lentement. Un ravitaillement en vue. Je m’arrête pour prendre des forces.

Enfin la descente ! Peter est loin devant moi. Je ne le vois plus. La descente est dangereuse. Petite route de campagne avec graviers dans chaques virages. Voyez le genre ? J’atteint les 40 Km/h et passe les 15 Km en 44’17’’. De temps en temps j’aperçois Peter au loin. On retrouve la voie verte et son asphalte parfaite pour les 6 derniers kilomètres avec maintenant le vent fort de face. Je commence à fatiguer. Je pousse en maintenant un rythme de 19 à 21 Km/h suivant les rafales de vent. C’est très difficile. Ces derniers kilomètres sont éprouvants. Je calcule et me dis que peut-être je peux casser mon record de 1h04’. J’arrive au 20 Km en 1h pile. Peter lui passe la ligne d’arrivée à ce moment là. On effectue un demi tour et le dernier kilomètre se fait vent de dos. Je tenais un bon 3’ au kilomètre avec vent de face. Mon record est donc faisable. Je pars à fond avec ce qui me reste d’énergie et me retrouve à 25/28 Km/h jusqu'à la ligne d’arrivée ou un dernier demi tour casse le rythme, Sprint final et je passe la ligne en 1h02’ !! Record battu, ouf …

Superbe semi marathon. Le parcours est super sympa, les ravitaillements nombreux, le kilométrage est indiqué tous les kilomètres.  Je reviendrai (sans le vent).

11. Les 10 Km de Prissé.

Organisation : http://www.chez.com/acp

 Les Chiffres :

Une bien étrange course que je vais vivre là.

Tout d’abord, je serais le seul KB en course. Comme d’habitude, je me place quelques mètres devant les courreurs pour le départ. J’ai repérer le premier kilomètre, il est vent dans le dos. Très bien, ce sera plus facile pour creuser l’écart.

Top, c’est partis. Je sprinte un bon coup puis saute sur le KB et me met à pousser le plus fort possible pendant une centaine de mètre. 27 Km/h au compteur, je me retourne, ils sont loin derrière moi. Ca va. Je prend mon allure de croisière à 20/21 Km/h. Première côte. Ah ? on m’avais dis que c’était plat ….. La voiture de tête me dis de passer devant, je vais trop vite. De toute façon il y a du monde à chaque croisement, bonne chance ! ».

Bon, la côte est courte et je la négocie à 12/13 Km/h, puis arrive la descente. A chaque montée correspond sa descente ! Et ainsi de suite jusqu'à ce fameux croisement ou … personne ! J’ai le choix. Une route à gauche, deux à droite. Je vais où moi ? Je pose le KB par terre et je gueule. Bon assez attendu, demi tour, je vais bien croiser la meute. J’arrive à un carrefour où il n’y avait personne à mon dernier passage. Des personnes sont là avec drapeaux et tout le tintouin pour donner la direction.

Mais vous n’étiez pas là y’a 5 minutes !!

Ben non il fait froid alors on attendait le début de la course pour sortir des voitures.

Mais c’est moi le début de la course !!!!!!!

Et puis ils sont passés depuis un moment, vous les rattraperez pas !

Ben tiens. Je vais me géner, la chasse va commencer. Je vais tenter d’abord de rattraper la fin de course et puis de remonter le maximum de personnes. Gaz !! Je pars à fond et je vais y rester jusqu'à la fin. On est à peut-être à mi course. Je vois au loin la voiture balais. Je la double et entame ma remontée. Je double, double double et je ne vois toujours pas la tête de course. Finalement je n’arriverai pas à remonter jusqu'à la tête, mais l’épreuve est intéressante. Je n’arrête pas de foncer jusqu’à la fin en zigzagant entre les coureurs. Je finis en 40’56’’ exactement pour 12 Km. J’ai même doublé des coureurs en côtes à 10 km/h au compteur alors que j’étais en plein sprint pour négocier cette montée. Ouf !!

Bon l’année prochaine d’après mes calculs et connaissant le parcours maintenant, je pense pouvoir « casser » la barre des 30’.

A la prochaine !!

 

12. Le Semi Marathon de Châlon sur Saône.

 

 Les Chiffres :

Il fait très beau, mais froid. C’est pas grave j’ai la forme  . Je démarre la journée avec de bonnes intentions, aujourd’hui je casse l’heure sur le semi ! !

Bon, c’est bien beau la parlote mais il faut y aller. J’arrive sur site 1h30 avant le départ qui est prévu pour 9h. Pas un chat. Aïe ! c’est bizarre, je m’attendais à une grosse foule. Bon, je prend mon dossard et vais faire un tour. Il fait un temps magnifique, ciel bleu parfais, un soleil brillant, mais 4°C et un vent … un vent du nord à décorner les taureaux. En étudiant le parcours, il s’avère qu’on aura le vent de face sur chaque tour. Re-aïe. C’est pas aujourd’hui que je pèterai le chrono. C’est connu, le vent de face est l’ennemi absolu du Footbiker.

Reste le froid. Brrr … avec le vent c’est terrible. Blouson chaud, bonnet, gants, je vais m’échauffer en trottinant à pied. Il fait vraiment froid. Et puis toujours personne … quelques coureurs de ci de là mais pas la foule des grands jours.

Les gens arrivent petits à petits. Il est presque 9h et on s’aligne au départ. Il y a une grosse centaine de coureurs et quasiment pas de public. En fait, on se rendra compte pendant la course qu’il y avait plus de bénévoles que de public ! Très étrange comme ambiance. La raison, ou les raisons sont simples. Pour des raisons administrato-politiques, l’organisateur a dû déplacer sa date de course. Depuis un an elle était prévue pour la semaine précédente. 15 avant, on lui interdit la date et on le repousse d’une semaine, avec en plus un départ tôt le matin. Personne n’a été prévenu. Pour les journaux spécialisés, c’était trop tard. Ce genre d’attitude vous flingue une course …. Résultat du bignou, un tiers de coureurs de moins et personne comme public. Mais quand je dis personne, c’est personne ! C’est d’autant plus étrange qu’on est quand même dans une grande ville.

Bon, sur la ligne de départ je rêve … PAF ! ! un coup de feu, le départ est donné, et merde, moi qui rêve … ils  me foncent dessus ! ! merd, merd, merd …. Je pars à fond en poussant comme un taré, pleins gazs ! ! ouf, au bout de 100 mètres j’au creusé l’écart je peux souffler.

On traverse Châlon, c’est très jolie. J’en profite pour faire une petite visite de la ville. Par contre, coté spectateur, c’est plutôt … comment dire …. Désertique ?

Les carrefours et les rond points s’enchaînent, et je jette toujours un œil en arrière pour voir mon avance. Je tiens à les avoirs à l’œil. La dernière fois j’ai foncé comme un fou et j’ai raté un virage. J’espère ne pas recommencer cette fois-ci. Jettons un œil en arrière … personne !

Quoi ? Je m’arrête de suite. Ils devraient être au loin de cette grande avenue. Ca y est je voit les premiers là-bas qui tournent ?

J’ai encore raté un virage ? je reviens sur mes pas. En effet dans un rond point les bénévoles ne sachant pas que je faisait partie de la course (à quoi sert mon dossard je vous le demande) mon laissez passer tout droit avec un grand sourire au lieu de tourner. Bon, Le retard (1 à 2 minutes à tous casser) et le vent qui souffle fort feront que je ne casserai pas mon record aujourd’hui. Je change d’objectif. Finir tranquille en pole position.

Je remonte donc la longue colonne de coureurs (face au vent). Les avenues sont larges, c’est sympa. Je finis par retrouver la tête de course. C’est un groupe de 5 coureurs qui courent à 16 de moyenne en discutant. Mais je ne vois pas la voiture ouvreuse. Qu’importe. Je vais rester avec eux pratiquement jusqu’à la fin. Je passe les 10 km en 34’.La configuration de la course est la suivante. Une grande boucle de 10 km plus deux fois la moitié de cette boucle. Celà veut dire le vent de face 3 fois ! Et à chaque fois c’est 15 Km/h maximum en poussant fort pour pas reculer. Comme en côte ! Je reste avec le petit groupe jusqu’au début de la dernière boucle. J’accélère, je les attends, bref, tranquille. Début dernière boucle, j’accélère pour ces 5 derniers kilomètres et je laisse mes compagnons de route. Au loin je vois un coureur tout seul qui me semble-t-il cours assez vite. La voiture balais que j’ai déjà doublée n’est pas là. Donc il devant nous. Je n’étais pas en tête ? je le rattrape, le double, personne au loin. Je suis sur une ligne droite de quasi 2 kilomètres de long avant l’arrivée. Je viens de passer le premier. Je finis seul au milieu d’une avenue énorme devant un public inexistant. Ambiance étrange. Petit sprint les derniers 100 mètres où mon mollet gauche se réveille et se crampe en plein effort le rascal ! Pas grave c’est l’arrivée. 1h12’.

Le premier a finit en 1h09’. Et oui il a toujours été en tête. Un extra-terrestre. Tellement loin que je ne l’ai jamais vu. Le dernier coureur que j’ai doublé était le second….

Bref, je ne suis quand même pas mécontent vu les conditions météo. Sans vent et quelques degrés de plus au thermomètre, cette course peut-être très rapide en Footbike. Peut-être que l’année prochaine je passerai la barre de l’heure ?

 

13. Le  Marathon des Entreprises. La Roche Vineuse.

 

 Les Chiffres :

 

Revenons un instant à la course à pied. Pousser ça va un peu, mais courir, c’est mieux !

La marathon des entreprises est une course dont le principe est original. Une équipe constituée de 6 coureurs vont parcourir 42 km en relais sur une boucle de 6 km. La dernière boucle se fait l’équipe regroupée. Le dernier coureur fait deux boucles consécutives. C’est le meilleur d’entre nous qui s’y colle. Normal. Le gars en question, Bernard Roy est un spécialiste de très longue distance Marathon, 100 Km, 24h,  pour lui, plus c’est long plus c’est bon. Je partirai un première position.

Boum, c’est parti. Je pars à la fin de la meute, pour pouvoir remonter tranquillement. Cela fait un bon moment que j’ai pas couru de course à pied. Ni même couru du tout. Depuis 15 jours rien !  Puis beaucoup de boulot. Je vais le payer.

Je connais le parcours. La difficulté principale est une côte de 2 km ou l’on prend 70m de dénivelé. Mon premier tour se passe correctement. Je suis à mon rythme habituel, c’est à dire 12 km/h. Je ne ralenti pas trop dans la côte et me lâche dans la descente. Je finis quand même très fatigué en 29’. Je suis dans la moyenne. Je ne suis pas mécontent. Je passe le relais au collègue suivant, le chef d’équipe, en l’occurrence le boulanger du village. Et oui, nous sommes l’équipe du Petit Fournil. La boulangerie de la Roche Vineuse, sponsor officiel du Marathon. S’il vous plait !

Les autres membres de l’équipe feront les tours entre 23 et 25 ‘. Nous ferons le tour final plus de deux heures après mon premier tour. Et là c’est plus pareil…Les muscles sont tétanisés ; tout est refroidi. Même en me chauffant tout doux pendant 15’ avant de ré-attaquer, je vais en chi …..

Au début, tout va bien jusqu’au premier kilomètre. Je commence à souffrir. J’ai plus la pêche et il faut attaquer la côte…et face au vent. Bernard qui est frais comme un gardon fais faire le carré. Deux coureurs devant moi, un gauche un à droite, je me met au milieu protégé du vent. Il dirige les opérations et me parle sans arrêt. « Allez/c’est bon/on y est presque/redresse toi, etc … ». La côte est horrible, j’ai mal partout, j’essaye de garder un rythme correct mais je suis limite de m’arrêter. Heureusement que je ne suis pas seul. Finalement enfin le sommet. Je m’arrête pour boire une gorgée d’eau et on repart pour la descente. Ca va mieux. On reprend un rythme rapide pour rattraper le retard. On est sur une base de 3h. C’est faisable. On accélère mais c’est quand même dur. Les cuisses font mal dans la descente. L’arrivée est en vue. Plus que 500 mètres et …. 2 crampes surgissent ! ! C’est pas le moment ! ! Tant pis, quitte à hurler, je finirai. Plus que quelques secondes. J’accélère même le dernier 100 mètres. Je peux plus marcher, j’ai jamais eu mal comme çà !

Temps de la deuxième boucle 31’. Vue la difficulté, ce n’est pas une contre performance. J’aurais fais la moyenne de 12 Km/h sur l’ensemble. Nous réalisons 3h03’ et sommes en 30ème position sur 68 équipes à l’arrivée. J’ai horriblement mal aux jambes. L’année prochaine, je m’entraînerai mieux. Nous passerons la barre des 3 heures !

L’ambiance de la course : Super ambiance. Concert de percussions à chaque tour (des cloches comme chez les skieurs), public nombreux sur le parcours, sécurité à chaque croisement (avec même des feux clignotants ! ! !), photos sur le parcours, photos officielle de l’équipe à la fin. Bref, super organisation. Bravo et à la prochaine.

 

Nous revoilà pour l’édition 2004.

 

Bien étrange course que je vais faire là. J’étais bien préparé, je connaissais le parcours, bref j’aurai dû briller.

Dimanche matin, mal de tête, mal de ventre, on est sorti la veille. Quelque chose n’est pas passé. Et merde !! Impossible d’avaler quoi que ce soit. Le départ est à 14h, on a rendez-vous à 13h30. Je me recouche…

13h15. Je me lève mal en point mais décidé à faire bonne figure, ou tout au moins limiter les dégâts. Si c ‘était une course en individuel, je n’aurais jamais pris le départ. Mais là, on est en équipe et ma présence est indispensable. Je prend assez de médicaments pour tenir le coup, j’ai toujours mal au crâne et ma boule dans l’estomac. Même envie de vomir par instant.

Je me rend sur les lieux du départ avec l’équipe comme l’an dernier il y a des « mobylettes » et je suis (même en forme) le plus lent sur le papier. Bernard Roy préparant un 24h (gulp…), il ne courra pas et nous accompagnera à vélo en nous prodiguant ses conseils de vieux routier du bitume. Je suis en troisième position ce qui me laissera en gros 1 h de coupure entre mes deux runs. Ma première boucle est horrible. Dès le début le mal de tête est synchronisé avec les battements de mon cœur. Boum, boum dans ma tête. C’est aussi le rythme de ma foulée. Je cours sur une allure de 11/12 km/h. Je peux pas aller plus vite. Bernard me parle et me réconforte. La côte arrive, c’est très dur, je réduit l’allure à 7 km/h et je maintiend le cap. Fatigue, douleur, c’est très difficile. D’autant que je n’ai rien dans l’estomac depuis hier soir. J’ai tellement mal à l’estomac que je n’arrive pas à boire au ravitaillement. La descente me permet de récupérer un peu tout en essayant d’accélérer. Je finis ce tour en 33’ dans un état lamentable.

Je suis mort, je me change et file à la voiture dormir un peu. J’ai une heure devant moi avant la mise à mort alors autant en profiter. Je m’endors immédiatement….. un quart d’heure plus tard, j’émerge. Je fais un état des lieux de la machine, ça va déjà beaucoup mieux. Je reste comme çà entre deux eaux un moment encore. Je suis bien à somnoler. Je regarde les coureurs passer devant la voiture, tiens le 6ème entame son tour. Dans une petit demi-heure c’est à moi.. J’ai moins mal au ventre et à la tête. Je file au ravitaillement prendre 2 ou 3 tranches de pains d’épices et un verre d’eau. Je me sens mieux que tout à l’heure. Peut-être les médicaments font-ils effet ? en tout cas, j’avais bien besoin de dormir. Tiens j’y pense, si il y avait un contrôle anti-dopage ……Ah, ah, ah !! Vive le sport !

Le dernier tour. On part tous à 12 km/h de moyenne. On assure l’allure jusqu’à la côte. Je cours mieux que tout à l’heure. Je suis à plus 1 km/h. Etonnant. On arrive à tenir 8 km/h. Au sommet dans un sale état quand même, Bernard me dit de m’arrêter au ravitaillement. Je bois un verre d’eau en marchant 2 minutes et on plonge dans la descente. On va plus vite aussi. L’allure est difficile pour moi mais je fais bonne figure. 500 mètres avant l’arrivée, Gilles me dit « ralentis un peu le temps de traverser la route, puis dès l’entrée dans le parc, il reste 200 mètres tu peux tout lâcher ». Donc acte. Je ralentis donc, et dès l’entrée du parc je pars à fond, tout le monde est surpris. Personne ne s’attendais à ce que j’en ai encore autant sous le pied. Je passe la ligne plein pots !! J’ai tellement forcé que j’ai un haut le cœur et quelques mètres après la ligne, baou ! je vomi tout mon quatre heure ….. Je suis quand même pas mal entamé. Cette dernière étape aura été courue en 32’ soit 1’ de moins que ma première partie. C’est pas si mal. Nous finissons 38ème sur les 80 équipes présentes en 3h10’. C’est 5’ moins bien que l’an dernier mais le sommes mieux classés.

 

 

 

14. Le Semi-Marathon de Pont de Vaux.

 

Encore un petit nouveau. Il fait beau et pratiquement pas de vent où tout au moins un leger zef. J’ai la forme, donc grande journée en perspective … si je ne me perd pas.

Pas de dossard pour cette course. Je pars avec 2 handisports 100 mètres devant les coureurs. Je retrouve un handisport avec qui j’avais couru Cluny. Un Suisse de 63 ans. La pêche le papy !

Il fait presque chaud. Tenue d’été de rigueur. Top c’est parti, les chariots partent lentement, moi aussi mais quand même plus vite qu’eux. Pour une fois je ne sprinte pas au départ. Je maintient tranquillement l’écart d’avec les premiers coureurs en poussant entre 19 et 22 Km/h.

On traverse la ville par une longue avenue en faux plat montant, puis on attaque une longue côte. Elle n’est pas trop méchante. On se retrouve alors sur un plateaux dans les forêts de Bresse. Très beau et plat voire avec  des légères descentes où l’on récupère le dénivelé de la côte. J’atteint même les 35 Km/h à un moment donné. Mais les longues lignes droites sont ponctuées de virages en épingle avec du gravier. Méfiance donc dans les virages et en relance ! J’effectue le premier tour tranquillement, comme je ne connais pas le parcours, je ne veux pas me perdre et je reste au contact de la voiture ouvreuse. Je réalise pourtant un bon temps. Km 5 en 16’, km 10 en 30’. Le tour se finit le long d’un canal, ombragé. C’est agréable. Puis on reviens en ville en passant par le petit port de plaisance. J’attaque la deuxième boucle en solo cette fois ci. Je peux accélérer. La côte est plus dure à passer que la première fois. Derrière moi à quelques centaines de mètres se trouve Régis Roux qui a creusé l’écart d’avec le second coureur et le reste de la troupe. Je conserve un bon rythme mais je reste en deçà de mes possibilités. En fait, il fait beau, je suis en tête, je me balade. Je passe le km 15 en 48’. Je ne passerai pas sous la barre de l’heure aujourd’hui. Pas la peine d’accélérer et de se faire mal. Je garde le rythme. Vers le port de plaisance, je commence à doubler les derniers et je passe la ligne d’arrivée en 1h06’ sans toutefois m’arracher dans le sprint final.

En conclusion, beau parcours, ravitaillement (solide et liquide) et épongeage  tous les 5 km, c’est un semi qui peut être très rapide pour nous. La côte n’est pas méchante et courte et on récupère bien sur les descentes. J’étais vraiment pas à fond et j’ai mis 1h06’. En se préparant bien, l’heure est « cassable » sur cette course. Alors on dit à l’année prochaine ?

 

15. La Corrida de Mâcon.

Vendredi 18 juillet 2003.

Les Chiffres :

 

Il fait très chaud. 30 °. Heureusement le départ est à 21h. Le circuit est une boucle de 2 Km à parcourir 4 fois. C’est en plein centre ville dans les rues piétonnes. Très beau. En gros, le premier tiers monte, le deuxième descend, le troisième est plat.

Nous allons voir si j’ai la forme. Il y a plus de deux cent coureurs. Je me met en dernière position pour le départ. Petite angoisse pendant les dernières minutes. Pourvu que ne j’ai pas de points de côtés. J’ai fais un bon repas 2h30 avant. Je devrais avoir digéré, mais quand même …

C’est partis ! Comme d’habitude, les premiers s’élancent à fond. Ils sont là pour le boulot. Je prend un rythme de 12 Km/h et j’essaie de le garder, même dans les côtes. Les deux premiers tours se passent sans problèmes. Je suis très décontracté et en pleine forme. Au troisième tour, je commence à fatiguer. Je maintient l’allure mais c’est difficile. Je cours avec un gars que tout le monde connaît. C’est marrant, tout le monde lui remonte le moral. Apparemment, il souffre. Aux ravitaillement, je lui passe les éponges. On discute. C’est sympa. Dernier tour. C’est vraiment dur maintenant. La dernière côte est épuisante mais je tiens le coup. La descente arrive. Je reprend mon souffle. Ca va mieux. La dernière ligne droite. Il faut de je tienne ! Le gars qui souffrait s’envole et me prend quelques dizaines de mètres. J’arrive pas à accélérer !! Je suis épuisé. Je passe la ligne en 39’51’’. Pari gagné. J’ai tenu la moyenne que je voulais mais … fatigué.  

A noter, une ambiance du tonnerre, Orchestre pendant toute la course, ravitaillement à chaque tour, nombreux public, bref une course très sympa à faire. Par contre je ne la ferais pas en KB. Trop de virages et de relances… mais après tout pourquoi pas ?

 

16. La Charnaysienne.

Dimanche 7 septembre 2003

Catégorie : Footbike V1

Distance 55 Km.

Randonnée cyclos (pas de classement)

Dénivelé + 500 m.

 

Le parcours est le suivant.

Charnay les Mâcons – Prissé – Chevagny – Verzé – Salogny – Igé – Montmain - Verzé – La Roche Vineuse – Bussières – Vergisson – Davayé – Charnay les Mâcons. La boucle fait 55 km pour un dénivelé cumulé de 500 mètres environ.

Pour une fois, on va se retrouver au milieu des cyclos. Le parcours qui est proposé est une randonnée. Donc pas de notion de classement. Cinq parcours sont proposés. 27, 55, 88, 111, 128 Km  Avec Peter, nous choisissons le parcours de 55 Km. Soyons raisonnable pour une première. D’autant plus que des grosses côtes sont au menu. Le temps est parfais. Légèrement couvert mais la pluie ne menace pas. Il fait frais. Nous partons à 8h30 tranquillement sur des petites routes qui serpentent à travers les forêts. C’est très vallonné. Des côtes légères, des petites descentes, c’est agréable. Nous tenons un 18 de moyenne. De temps en temps, un groupe de cyclos nous dépasse, on discute, c’est sympa. Nous arrivons à Igé, au pied de la première difficulté. Une côte de 5 Km avec 300 m de dénivellé. Nous avons déjà parcouru 30 Km. Les muscles se font sentir. Dès le début de l’ascension, Peter attrape une crampe. Il s’arrête et continu à pied le temps que ça passe. Je garde un rythme de 11 km/h, 4 coups de chaques cotés et j’arrive au sommet après avoir doublé deux cyclos ! ! ! Je suis en pleine forme. Peter finit par arriver. Nous sommes au ravitaillement du mi-parcours. Nous profitons amplement des produits proposés en repartons pour 6 km de descentes à 45-50 km/h. Peter, plus lourd que moi file à toute allure, il est impressionnant. Il double même un cyclo qui ne s’y attendais vraiment pas. Le gars est resté bouche bée. Nous reprenons une petite route vallonée qui nous mène devant la dernière difficulté avant la grande descente vers l’arrivée. Nous avons 40 km dans les jambes et il faut faire la dernière grimpette. On commence quand même à fatigué mais l’arrivée est proche. Nous montons donc vers Vergisson toujours à 11 km/h et sommes rejoint par un groupe de cyclo qui eux finissaient le parcours des 111 km. Nous allons rester avec eux pendant toute l’ascension à discuter. Eux en moulinant sur leur petit plateau, nous à fond en poussant comme des mules. Les derniers 100 mètres avant le sommet sont terribles, nous sommes à fond en sprint à 10 Km/h mais les muscles répondent bien, c’est un régal. Les cyclos n’en reviennent pas.  Ils sont d’autant plus bluffés que Peter se lance dans la descente à plus de 55 km/h avec deux cyclos qui vont mettre un sacré bout de temps à le rattraper. Nous finissons en 3h40. Au compteur, 3h05 pour 55 km, soit 18 de moyenne. Beaucoup de gens intéressés à l’arrivée, tout ceux qui nous ont doublés viennent nous voir pour nous féliciter. Ils se demandent tous comment on a fait pour finir la rando et surtout pour monter les cols. On est super content et super fatigués. Finalement, un FootBike peut avoir sa place dans le milieux des cyclos.

 

17. Le Semi-Marathon de Mâcon.

Dimanche 21 septembre 2003

 

v     Résultat 58’26’’.

v     Catégorie Footbike V1

v     Moyenne 21,7 Km/h

v     Distance 21km,1

v     230 coureurs à pieds.

v     1er coureur en 1h08’

 

Aujourd’hui, je suis pas venu pour rigoler. Il fait beau, un peu frais, je suis en pleine forme, je connais le parcours bref, je ne suis pas venu pour faire de la figuration mais pour faire un temps. Objectif, faire moins de 1h02’, voire même passer sous la barre de l’heure. Le profil du parcours s’y prête. Quelques descentes pour gagner du temps, quelques côtes pas trop raide ou il faudra en perdre le moins possible.

Beaucoup, beaucoup de monde. Plus de 200 coureurs. Je pars avec 100 mètres d’avance avec la voiture et les motos ouvreuses. Je me suis arrangé avec eux, ils resteront derrière moi. Je ne serai pas gêné comme ce fut le cas sur d’autres épreuves. La route est toutes à moi.

Je pars vite. La première boucle de 10 km se passe sans problème. Bon rythme, je passe le 5km en 12’ et le 10 km en 28’. Bigre ! cela laisse présager un temps canon , et je me sens en forme. La mi-parcours est un passage sur le stade municipal. Rouler sur une piste d’athlétisme, c’est magnifique. Je pousse à grande foulée à 25 km/h, supers sensations. J’attaque la deuxième boucle et au 13ème kilomètre, grosse fatigue. Zut ! Je regarde ma moyenne, je suis à 22 km/h. Il reste une côte assez raide, un long faux plat montant et le dernier kilomètre, descente douce. J’ai trop forcé, il faut que j’assure maintenant. Je maintient le cap sur la grosse côte (12 km/h), le ravitaillement est au sommet.  Finalement je m’arrête prendre un jus d’orange. Je préfère perdre 30’’ ici plutôt que de m’effondrer avant la fin. Je repars en maintenant un bon 21 km/h dans les faux plat. Je suis crevé mais j’ai le moral, mon objectif est en vue. Les coureurs du 10 km ont tous déjà finis. Je suis donc seul sur la fin. La route est vide. Dans la dernière descente je souffle un peu pour me préparer au sprint final. Ca y est me voilà sur le stade pour le dernier tour de piste avant l’arrivée. Foule en liesse (gradins pleins), chrono grand format, j’accélère sur le dernier 100 mètres en « flying swap » (les connaisseurs apprécieront), le chrono annonce 58’, je sprinte de toutes mes force et je passe la ligne d’arrivée à bout de souffle. Pari gagné ! ! 58’26’’ !!

Conclusion : Cette course est  la plus belle que j’ai courue. Epongeage et ravitaillement placés aux endroits stratégiques. Sécurité au top. Parcours magnifique. Beaucoup de public, le passage et l’arrivée sur le stade municipal est magique. Il y avait même des panneaux à l’attention des Footbikes pour nous donner la direction à un moment donné. Grand luxe non ? Il faudra absolument revenir l’année prochaine. Cette course peut devenir une référence pour nous avec des temps canon réalisables. Alors l’année prochaine, on revient avec des machines sur le semi et sur 10 km ? A oui pour finir, j’avais le dossard n°20, Catégorie F comme Footbike.